Les blessures de l’âme sont celles qui sont profondément ancrées en nous, celles qui sont gravées dans notre subconscient et forment notre manière de réagir, d’interagir avec les autres.

Elles conditionnent nos pensées, notre attitude face au monde et nous emprisonnent parfois, nous empêchant de pleinement nous épanouir.

Ces blessures d’âme ont été identifiées pour la première fois par le psychiatre américain John Pierrakos, puis reprises par Lise Bourbeau, aujourd’hui mondialement connue.

Ainsi sont apparues cinq grandes catégories de blessures: le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Et ont été observés des liens précis entre celles-ci et l’apparence physique des personnes concernées.

Selon ces recherches, nous souffrons tous d’environ trois blessures, dont une vraiment prédominante.

 

D’où nous viennent ces blessures?

 

Il y a plusieurs théories à ce sujet, et toutes sont selon moi de bonnes pistes à explorer pour en guérir.

  • Nos blessures d’âme nous viennent de nos vies antérieures
  • Elles nous sont transmises par nos parents (on récupère leurs blessures s’ils ne s’en sont pas guéris)
  • Elles se forment in utero ou lors de notre enfance

Ce que je crois personnellement, c’est qu’avant de nous incarner dans cette vie, notre âme a choisi dans les grandes lignes ce qu’elle désirait expérimenter. Il est donc très probable selon moi qu’une blessure non guérie d’une vie antérieure soit de nouveau choisie pour y parvenir enfin et s’en libérer…

Je crois que nos blessures sont déjà en nous avant notre naissance, comme un programme pré-installé. Et que l’on choisit le parent qui va nous permettre de l’expérimenter. Ainsi, il n’y pas de faute à faire porter aux autres, pas de culpabilité à imposer, puisqu’il s’agit d’un choix: on est responsable de ses actes, de sa vie à 100%.

Il n’est donc pas étonnant de retrouver les mêmes blessures de génération en génération.

Elles sont ensuite réactivées pendant la grossesse et pendant notre enfance, en fonction de ce que l’on vit et de ce qui nous est transmis.

Quelle que soit la théorie retenue comme « juste », ce qu’il est intéressant de comprendre, c’est qu’une blessure est une expérience, un défi à relever, un mystère à élucider.

Par ailleurs, il peut être intéressant également de pousser la réflexion un peu plus loin en s’observant soi-même: qui ai-je rejeté/abandonné/humilié/trahi? Avec qui ai-je été injuste?

En suivant la logique « je me rejette -> je rejette les autres -> on me rejette », on peut en déduire que toute blessure originelle vient d’une non-acceptation de soi… les blessures fonctionnent quasi systématiquement dans les deux sens: j’ai peur qu’on m’abandonne, j’ai peur d’abandonner…

 

Pourquoi chercher à identifier sa blessure?

 

Pour moi, c’est la base d’une thérapie ou d’un travail en développement personnel réussi.

Ces blessures d’âme nous conditionnent jusqu’à nous étouffer parfois. S’en libérer ou tout du moins les apprivoiser et les reconnaitre nous donne la formidable opportunité de vraiment déployer nos ailes, d’aller plus loin, de connaître davantage d’épanouissement. De s’accomplir aussi.

Car il n’est pas rare de constater qu’une blessure d’âme empêche la personne de trouver sa voie, d’accomplir sa mission de vie.

Connaître ses blessures permet de mieux se comprendre, de porter un regard différent sur ses parents, sur son passé, sur ses choix et ses blocages. Ce cheminement permet ainsi de développer davantage de compassion pour soi et pour les autres. C’est quand on ne comprend pas ce que l’on vit et ressent qu’on a peur et qu’on est malheureux. Une fois les blessures mises en lumière, on se sent soulagé, car la compréhension amène l’apaisement et ouvre la porte à la recherche des choses à mettre en œuvre pour être heureux, pour se sentir bien, pour guérir.

 

Comment identifier sa blessure d’âme et s’en libérer?

 

Lise Bourbeau définit très clairement dans son livre l’apparence physique qui correspond à telle ou telle blessure. Donc observer sa morphologie est une première piste. Est-on plutôt fin, plutôt large? A-t-on les épaules voûtées? A-t-on des kilos en trop pour nous protéger?

Il est aussi essentiel d’observer notre manière de fonctionner dans la vie, de définir le masque que nous portons quand nous sommes blessés, ou au quotidien.

  • Est-ce que j’ai tendance à fuir?
  • Est-ce que j’ai tendance à dépendre des autres, de leur regard, de leur approbation?
  • Est-ce que j’ai tendance à toujours faire passer les besoins des autres avant les miens?
  • Ai-je tendance à tenter de tout contrôler?
  • Ai-je tendance à vouloir que tout soit parfait et à être un peu rigide?

Ce sont les premières questions type à se poser. Ensuite, en associant nos observations physiques et nos réponses, il est assez facile de se reconnaître dans l’une ou l’autre (ou plusieurs) des descriptions détaillées de chaque blessure.

Pour ce qui est du « comment se guérir », j’y reviendrai plus en détail dans chacun des articles correspondant à une blessure, mais l’étape fondamentale est celle de s’accepter, de se pardonner. Le tout premier pas est ainsi de prendre la décision d’être bienveillant avec soi, à l’écoute et de s’aimer suffisamment pour vouloir et se créer une meilleure qualité de vie.

Il est essentiel de savoir que nous naissons tous avec nos blessures. L’assimiler peut nous permettre de faire preuve de davantage de compassion, à la fois vis-à-vis de nous et vis-à-vis des autres. Parvenir à s’accepter demande dans un premier temps de s’observer, de regarder nos comportements et réactions émotionnelles le plus honnêtement possible, afin de les analyser et de prendre conscience des masques que nous portons.

En attendant d’entrer dans les détails, voici un lien vers un test pour définir votre blessure dominante, et un tableau récapitulatif des 5 blessures de l’âme, des masques et traits physiques correspondants (du site « Au service de votre bonheur »):

 

 

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